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Entreprise développement application mobile : choix simple

Okan CelikFondateur de Minyzia Agency28 octobre 202614 min de lecture

Choisir une entreprise de développement d'application mobile, c'est signer pour six mois de travail et souvent plus de 28 000 € HT, alors qu'on n'a aucun moyen simple de comparer trois devis qui ne parlent pas de la même chose. L'un chiffre en forfait, l'autre en jours, le troisième « en sprints ». Et vous, vous avez juste une idée d'app et un budget à protéger.

Le truc, c'est que la plupart des guides en ligne vous listent des noms de sociétés. Pas comment les départager.

Réponse courte : une entreprise de développement d'application mobile peut être un freelance, un studio spécialisé, une agence web généraliste ou une ESN. Pour choisir, comparez les devis en jours de travail, vérifiez leurs apps encore à jour dans les stores, et exigez par contrat le code source et des comptes Apple et Google ouverts à votre nom.

Trois devis, trois langages, aucune façon de les comparer ?

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Entreprise de développement d'application mobile : qui se cache derrière le mot {#types}

Le mot « entreprise » ne dit rien. Rien du tout. Un développeur seul en micro-entreprise à Montreuil et un studio de quarante personnes dans le 9e arrondissement sont tous les deux des entreprises de développement d'application mobile, sur le papier. Sauf qu'ils ne vendent pas du tout la même chose, et surtout pas au même prix.

Voici les profils qu'on croise vraiment quand on lance un appel d'offres en Île-de-France, avec les tarifs journaliers relevés sur le marché :

Profil Tarif journalier HT Pour qui c'est pertinent Le risque principal
Freelance junior (moins de 2 ans) 300 à 400 € Prototype, app vitrine simple Personne pour reprendre s'il disparaît
Freelance confirmé 400 à 600 € App métier bien cadrée Disponibilité limitée, pas de designer
Agence grande couronne (77, 78, 91, 95) 350 à 450 € TPE, artisans, app métier Mobile parfois sous-traité
Agence petite couronne (93, 94) 400 à 500 € PME, app métier connectée Équipe mobile parfois réduite à une personne
Studio mobile parisien intégré 500 à 900 € Apps grand public, forte exigence UX Budget qui grimpe vite
Grande agence parisienne 650 à 1 200 € Comptes structurés, grands groupes Vous serez un petit client

Et les ESN ? Elles vendent surtout de la régie : un développeur placé chez vous, à la journée. Utile si vous avez déjà un chef de projet en interne. Sinon ? Vous allez piloter vous-même, au quotidien et sans repères, une personne dont vous ne savez pas évaluer le travail.

Reste le no-code. Pour tester une idée auprès de cinquante utilisateurs, franchement, c'est souvent le bon choix. Pour une app qui doit tenir cinq ans et se brancher sur votre logiciel de facturation, beaucoup moins : vous devenez locataire d'une plateforme dont les prix et les conditions bougent sans vous.

Le problème des comparatifs qui sortent en premier {#comparatifs}

Tapez la requête. Vous tombez sur des classements de « meilleures sociétés » (souvent américaines ou indiennes), des tarifs en dollars, et un éditeur no-code qui se place lui-même en tête de sa propre sélection. Les guides plus sérieux, eux, sont pensés pour des DSI de grands groupes : intégration ERP, gestion de flotte de terminaux, gouvernance.

Utile ? Pour un dirigeant de PME à Créteil, pas vraiment.

Perso, je trouve qu'un classement de prestataires est l'outil le moins adapté pour ce choix. Le meilleur studio du monde peut être le mauvais pour vous s'il ne prend pas de projets sous 100 000 €, ou s'il confie le vôtre à un stagiaire parce que vous êtes son plus petit client. Ce qui compte ? L'adéquation entre la taille de votre projet et celle de l'équipe qui le porte.

Ce qu'aucun de ces articles ne vous dit, et c'est l'objet de la suite : comment lire un devis, quoi vérifier avant de signer, et ce que le contrat doit vous laisser le jour où vous voulez changer de prestataire.

Lire un devis en jours plutôt qu'en forfait {#jours}

Un forfait cache tout. Des jours, ça se discute.

Pour situer : une app vitrine ou un catalogue connecté se facture 10 000 à 40 000 € HT, une app métier (gestion, suivi d'interventions, flotte) 28 000 à 60 000 € HT, et une plateforme communautaire ou une marketplace avec du temps réel 65 000 à 180 000 € HT. Pourquoi si larges ? Parce que le tarif journalier varie du simple au double selon qui tient le clavier.

Du coup, faites la division. Une app métier à 28 000 à 60 000 € HT, chez une agence de grande couronne qui facture 350 à 450 € la journée, représente en gros 60 à 170 jours de travail. La même enveloppe chez une agence de Paris intra-muros ou du 92, à 500 à 650 € la journée, ne paie plus que 43 à 120 jours.

Même budget. Pas du tout le même volume de travail.

Ce qui ne veut pas dire que la grande couronne est toujours le bon plan (une équipe parisienne habituée aux apps grand public ira parfois deux fois plus vite sur l'interface). Mais ça vous donne la bonne question à poser : combien de jours, répartis comment ?

Un devis honnête d'app métier ressemble à peu près à ça, en proportion du total :

  • cadrage et maquettes : autour de 15 à 20 % des jours, et si c'est moins de 10 %, méfiance
  • développement des écrans iOS et Android (en Flutter ou React Native, une seule base de code pour les deux)
  • le back-office et les connexions à vos outils existants, CRM, facturation, agenda (c'est là que les devis sous-estiment, presque à chaque fois)
  • recette et corrections, au moins 10 % du total
  • publication sur les stores, qui prend rarement moins d'une semaine avec les allers-retours de validation chez Apple

Cas typique : une entreprise de plomberie de grande couronne, huit techniciens, veut une app pour les bons d'intervention signés sur place. Le devis tombe à 32 000 € HT. Si personne ne peut vous dire combien de ces jours partent dans la connexion à votre logiciel de facturation, vous ne savez pas ce que vous achetez. Clairement.

On a détaillé cette logique poste par poste dans notre article sur le vrai prix d'un développement d'application sur mesure, si vous voulez aller plus loin.

L'ordre dans lequel on passe un prestataire au crible {#ordre}

Quand on fait ce métier depuis quelques années, on ne regarde pas les plaquettes. On regarde dans un ordre précis, et la plupart des candidats tombent dès la deuxième étape.

D'abord : leurs apps sont-elles encore vivantes ?

Demandez trois apps livrées. Pas des captures. Les liens vers l'App Store et Google Play. Puis regardez la date de dernière mise à jour. Une app pas touchée depuis deux ans, c'est soit un client parti (pourquoi ?), soit une app que personne ne maintient. Et une note de 2,1 étoiles avec des avis « plante au démarrage » vous en dit plus long qu'un portfolio léché.

Ensuite : qui va réellement coder ?

Le commercial qui vous reçoit ne développe pas. Jamais. Demandez le nom et le profil des personnes affectées au projet, et s'il y a de la sous-traitance. Ce n'est pas un crime de sous-traiter (beaucoup d'agences web généralistes le font pour le mobile), mais vous devez le savoir avant, pas en découvrant un développeur basé à l'autre bout du monde dans un échange de mails.

Puis : que se passe-t-il après la livraison ?

Une entreprise de développement mobile qui n'a pas de réponse claire sur la maintenance va vous livrer une app qui marche le jour J. Et après ? On y revient plus bas, parce que c'est là que la plupart des projets meurent.

Enfin seulement : le prix

Oui, en dernier. Un devis 20 % moins cher chez quelqu'un qui échoue aux trois étapes précédentes vous coûtera beaucoup plus cher qu'il n'y paraît.

Vous hésitez entre deux prestataires et aucun ne vous rassure vraiment ?

On passe leurs propositions à la même grille que celle de cet article : apps en ligne, équipe réelle, maintenance, propriété du code. Un échange de 30 minutes, offert.

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Ce que le contrat doit vous laisser {#contrat}

C'est la section que personne ne lit avant de signer. Et c'est celle qui coûte le plus cher quand on l'a ratée.

Le scénario qu'on voit revenir : une PME veut changer de prestataire au bout de deux ans, parce que l'ancien ne répond plus ou a doublé ses tarifs de maintenance. Elle découvre alors que l'app est publiée sur le compte développeur Apple de l'agence, que le code source est sur un dépôt auquel elle n'a pas accès, et que le contrat ne prévoit aucune cession de droits. Résultat, il faut repartir de zéro (ou négocier une rançon qui ne dit pas son nom).

Ça me rend dingue. Tout ça se règle en une page d'annexe.

Les comptes stores à votre nom. Le compte Apple Developer (abonnement annuel) et le compte Google Play Console doivent être ouverts au nom de votre entreprise, avec votre numéro D-U-N-S pour Apple. L'agence y est invitée comme membre. Jamais l'inverse. Transférer une app d'un compte à un autre est possible, mais c'est une procédure qui dépend de la bonne volonté de celui qui la détient.

La cession des droits d'auteur. En droit français, le code est une œuvre protégée et, sans clause écrite, les droits restent au développeur. L'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé (reproduction, adaptation, exploitation) soit mentionné distinctement, avec son étendue, sa durée et son territoire. Un « le client est propriétaire de l'application » vague ne suffit pas toujours.

L'accès au code et aux serveurs. Un dépôt Git (GitHub, GitLab) dont vous êtes administrateur, les accès à l'hébergement du back-office, au nom de domaine, aux services tiers (notifications, paiement, cartographie). Et une documentation technique livrée avec l'app, pas « sur demande ».

D'ailleurs, posez la question franchement en rendez-vous : « Si on arrête de travailler ensemble dans deux ans, qu'est-ce que je récupère, et en combien de temps ? » La façon dont on vous répond vaut tous les portfolios.

Après la mise en ligne {#apres}

On va pas se mentir : une app mobile n'est jamais finie. Ce n'est pas un site vitrine qu'on peut laisser tourner trois ans sans y toucher.

Chaque année, Apple sort une nouvelle version d'iOS et Google relève la version d'Android que les apps doivent cibler. Une app Android qui ne suit pas cette exigence finit par ne plus être proposée aux nouveaux utilisateurs sur les téléphones récents. Côté Apple, les apps compilées avec des outils trop anciens ne peuvent plus recevoir de mise à jour. Donc même sans ajouter une seule fonctionnalité, il faut des jours de travail, tous les ans.

Combien ? Un acteur comme Innowise estime la maintenance à 10 à 20 % du coût initial par an. D'expérience, c'est réaliste pour une app métier qui évolue peu. Avec des ajouts réguliers, ça monte.

Le piège classique, c'est le devis de création très serré qui se rattrape sur un contrat de maintenance facturé au prix fort. Demandez les deux chiffres en même temps, avant de signer, et comparez le coût sur trois ans plutôt que le seul prix de départ.

Bref. Sans budget de maintenance, une app meurt. Doucement, dans les stores, pendant que vous regardez ailleurs.

Vos doutes avant un premier devis d'application {#faq}

Faut-il choisir une entreprise de développement d'application mobile à Paris ?

Pas forcément. Une agence de grande couronne facture 350 à 450 € HT la journée contre 500 à 650 € HT à Paris intra-muros et dans le 92, pour des équipes parfois tout aussi solides. En revanche, pour une app grand public avec une forte exigence de design, les studios parisiens ont souvent plus de références comparables.

Natif ou multiplateforme ?

Pour la grande majorité des apps métier et des apps vitrine, une technologie multiplateforme (Flutter ou React Native) suffit : une seule base de code pour iOS et Android, donc moins de jours. Le natif se justifie pour des usages très spécifiques (traitement vidéo lourd, fonctions avancées du téléphone, jeu).

Combien de temps pour développer une app ?

Ça dépend du nombre de jours au devis et de la taille de l'équipe. Une app métier de 60 jours portée par deux personnes ne se livre pas en un mois : comptez les maquettes, la recette, les allers-retours de validation et la publication. En pratique, trois à six mois est un ordre de grandeur courant.

Une application web progressive peut-elle remplacer une app ?

Parfois, oui. Si votre besoin est surtout de consulter des informations ou de remplir des formulaires, un site bien conçu installable sur l'écran d'accueil peut suffire, pour bien moins cher. Notre guide pour choisir une agence de création de site web aide à voir si ce chemin vous convient.

L'app peut-elle se connecter à mon CRM ?

Oui, c'est même un des cas les plus utiles : les commerciaux ou techniciens saisissent sur le terrain, tout remonte dans le CRM. Encore faut-il que votre CRM ait une API ouverte. Notre article sur le logiciel CRM pour le BTP détaille ce point pour les artisans.

Qui paie les comptes Apple et Google ?

Vous. Tant mieux, d'ailleurs. Apple facture un abonnement annuel au programme développeur, Google des frais d'inscription uniques. Ce sont des montants modestes face au risque de dépendre du compte d'un prestataire.

Que faire si le prestataire ne répond plus ?

Si vous avez le code, les comptes et la documentation, vous changez de prestataire en quelques semaines. Sans eux, vous repartez souvent de zéro. C'est tout l'intérêt de la section contrat ci-dessus.

Ce soir, avant d'appeler qui que ce soit {#decision}

Pas besoin d'un cahier des charges de quarante pages pour savoir si vous êtes prêt. Une feuille suffit.

Combien de personnes utiliseront l'app chaque semaine, et pour faire quoi exactement ? Si la réponse tient en « nos clients pourraient voir nos produits », un site rapide fera le travail pour une fraction du prix. Si c'est « nos huit techniciens remplissent quinze bons par jour, souvent sans réseau », là oui, une app métier se défend.

Ensuite, divisez votre budget par le tarif journalier du profil visé (le tableau plus haut). Vous obtenez un nombre de jours. Si ce nombre ne couvre pas le cadrage, les écrans, les connexions et la recette, il faut réduire le périmètre de la première version, pas chercher un prestataire moins cher. Spoiler : le moins cher finit presque toujours par coûter le périmètre manquant, plus tard, au prix fort.

Et dernière question, celle qu'on évite : avez-vous prévu la maintenance dans votre budget annuel, pas seulement l'investissement de départ ?

Trois réponses nettes ? Vous êtes prêt. Sinon, c'est par là qu'il faut commencer, et c'est précisément le genre de cadrage qu'on fait chez Minyzia Agency avant d'écrire la moindre ligne de code. Si votre app doit aussi alimenter un CRM, jetez un œil à ce que coûte vraiment une agence CRM en jours.

Votre idée d'app tient-elle dans votre budget ?

Décrivez-nous l'usage et l'enveloppe. On vous renvoie un découpage en jours et ce qu'il faut garder pour la première version, sans engagement.

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